Back to News

Le PQ ne veut pas « saboter » le travail de la CAQ

(Val-d’Or) Paul St-Pierre Plamondon rompt avec sa promesse de 2022 de forcer Glencore à atteindre la norme québécoise d’émission d’arsenic. Le chef péquiste ne veut pas « saboter » l’entente négociée par la CAQ qui accorde un délai à la fonderie pour se conformer à une cible intérimaire.

Share:
enesfr · originalhtjaptzh
Le PQ ne veut pas « saboter » le travail de la CAQ

Étonnamment, le chef du Parti québécois a affirmé ne pas « avoir de position là-dessus » lorsqu’une journaliste lui a demandé s’il pourrait verser une subvention à la multinationale pour l’aider à atteindre ses objectifs environnementaux.

« A priori, c’est pas notre rôle. Donc, a priori, non. Mais, on n’a pas d’annonce ni de réflexion spécifique sur ça », a ajouté le leader péquiste, en marge d’une annonce sur le service aux régions à Val-d’Or.

Depuis le début de la campagne, Paul St-Pierre Plamondon martèle qu’il fermerait le robinet pour les multinationales, en abolissant notamment le Fonds de développement économique. En février encore, le refus péquiste était net : pas question de répondre positivement à la demande d’aide financière de la fonderie qui menaçait alors de fermeture.

Au printemps, Québec a permis à Glencore d’émettre plus d’arsenic que prévu pendant plus longtemps, une autorisation qui a été élargie à d’autres métaux lourds, comme le plomb et le cuivre, grâce à une modification législative inédite. La manœuvre a provoqué une levée de boucliers de la part de la santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue.

En vertu de cette autorisation, l’entreprise a obtenu un délai d’environ deux ans pour atteindre le seuil de 15 nanogrammes d’arsenic par mètre cube d’air (ng/m3) en 2030. Il s’agit d’une cible intérimaire alors que la norme québécoise pour les émissions d’arsenic se situe à 3 ng/m3.

 

« L’objectif d’un gouvernement du Parti québécois, c’est de protéger la population, mais il ne va pas non plus saboter les choses qui viennent d’être convenues en amenant une autre couche d’instabilité », a déclaré Paul St-Pierre Plamondon, entouré de son équipe de candidats en Abitibi-Témiscamingue.

About the Author
Joel Bertrand
Share this article: Facebook WhatsApp X
Back to News